Il n’y pas longtemps je suis tombée sur un livre que je me gardais bien au chaud depuis quelques années et que je n’avais pas encore lu. Alors déjà si je peux te rassurer sur une chose si tu te questionnes encore de pourquoi tu ne trouves pas encore le moment de lire un livre que tu t’es acheté et te semblait absolument important d’avoir dans ta collection. C’est que tu n’as pas encore expérimenté certaines choses dans le livre de ta vie, et que la vie souhaites que tu expérimentes avant d’en lire la théorie dans les pages de ce nouveau livre. Ce qui y est écrit confirmeront donc ce que tu as déjà appris par tes propres ressources. Et là ça devient puissant.
Le moment où tu te plonges dans le dialogue d’un auteur ou d’une autrice avec ton dialogue intérieur est alors toujours le bon… Pour toi.
Donc ce livre est “je pense trop” de Cristel Petitcollin.
Wah, merci. Merci à l’autrice qui NOUS parle à nous tous les hypersensibles, TDAH, etc et autres zèbres perdus dans la jungle d’un monde dans lequel on a l’impression d’avoir atterri par erreur…
Mais le plus important c’est que l’autrice nous invite à ne pas nous faire rentrer nous-mêmes dans des cases et plutôt à nous faire comprendre profondément le fonctionnement d’un tel mental en ébullition, et dans toutes les dimensions de notre être pour enfin l’accepter et se prendre par la main avec plus de bienveillance.
Rester dans une case nourrit l’aspect superficiel des choses, cachée à nous-mêmes et aux autres cela maintient la partie immergée de l’iceberg, permet aux autres de nous y maintenir et nous continuons alors tous ensemble à nourrir nos pensées et comportements. Cela nous maintient dans les mécanismes de certains biais cognitifs dont le prédateur le plus dangereux d’entre eux : le biais cognitif de la généralisation.
L’autrice nous invite aussi à nous responsabiliser en premier lieu. à comprendre ce qu’il se trame en nous, pourquoi et comment ne plus attendre quoi que ce soit de certains membres de notre entourage familial, professionnel, amical, amoureux, en nous prenant en charge car personne d’autre ne pourra mieux nous connaître que nous-mêmes. Bon je vous l’accorde, elle n’a rien inventé car dans toutes les grandes philosophies et médecines ancestrales cet enseignement est partout : “Connais toi toi-même”.
J’ai compris la frustration que je vivais, et même le désarroi d’une partie en moi, quand je n’arrivais pas à faire reconnaître à mes proches les difficultés que je vivais comme étant particulière. Et c’est là souvent que le prédateur biais-cognitivo-généra-delirium apparaissait de derrière les fourrés. à peine certains aspects de mon intelligence non conforme, que mes proches me rétorquait “oui mais on est tous un peu autiste tu sais. Je suis sûre que ton frère l’est d’ailleurs.” Ah ben super, je parlais de moi et voilà qu’à peine une phrase d’énoncé qu’on me renvoie à “tout le monde est comme ça”. Comme ça quoi, je n’ai même pas eu l’occasion d’aller plus loin dans la description de ce que je vis. Et fort heureusement, je n’en suis plus actuellement à émettre d’une sorte d’appel à l’aide, mais voyez comme la généralisation peut être assez douteuse et dangereuse, quand un être vient vous questionner avec tous ses doutes, vous crois capable en tant que parent ou référent d’au moins aller chercher une solution ou une réponse s’il ne l’a pas lui-même, et finalement vous renvoie à la face que tout est normal, rentres chez toi et on en parle plus.
Et bien du coup, peut-être est-ce de la fierté, ou une croyance mal placée de la petite fille intérieure qui a toujours cru qu’elle devait se débrouiller toute seule, mais concrètement, je suis en mesure maintenant d’assumer le fait que seule moi-même peut me comprendre et peut m’aider à accepter ces particularités, à en voir les ombres et la lumière pour pouvoir me développer en toute confiance et trouver ma place dans ce monde. Mais quel dur labeur. Et ce livre m’a au moins offert le soulagement de voir que certains ne détournent pas les yeux en utilisant le joker “tout le monde” ou “ça n’existe pas”. Si toi aussi tu rencontres ce genre de discours, je t’invite à lire ce livre, il a même suscité en moi des libérations émotionnelles assez phénoménales alors que je pensais avoir résorbé ces blessures et failles depuis bien longtemps.
Je ne vais pas m’attarder ici sur les biais cognitifs car cela fera certainement le sujet d’un autre post, voir plusieurs, mais je t’invite à aller chercher des informations là-dessus. Car une fois n’est pas coutume, je vais utiliser la rapidité de ce biais cognitif : nous fonctionnons tous avec des biais cognitifs et l’enjeu est de s’en dépêtrer pour se reconnaître soi dans toute sa vérité et trouver les ressources et capacités de donner au monde ce qui nous rend unique…