11/01/23

Co-Naissance

#2 RECONSIDÉRATIONS

Au début, je lisais beaucoup, j’allais remplir les branches de mon arbre et de ma pensée arborescente de tous les principes et savoirs dont je pouvais me nourrir. Je recopiais telle un scribe des pages entières de la grande bibliothèque du Monde.

Mais avais-je trouvé la sérénité et la véritable connaissance dans le cœur de ces livres ? Non. Ce n’était là qu’une part infime. Qu’un premier pas vers mon accomplissement personnel… Je suis passé du principe passif et volumineux de ce mot connaissance, à celui actif et léger de la co-naissance !

Comprendre certains principes d’épanouissement personnel et du fonctionnement de l’humain et de ses archétypes oui, mais le but n’est pas de plaquer ces principes à sa vie mais plutôt de trouver sa vérité intérieure.

Que serait un arbre s’il était droit comme un piquet, sans aspérités, s’il ressemblait à tous les autres, sans ses sinuosités, lisse comme un lego ?

Que deviendrait notre beauté, notre originalité, notre rayon originel si nous ne mettions pas au service de notre vie toutes les épreuves que nous avons traversé et leurs enseignements, si nous n’acceptions jamais nos ombres et ce que nous pensons être inacceptable en nous comme ayant eu leur rôle à jouer.

Que serions-nous si nous ne reconnaissions jamais notre force de résilience ?

Avant je pouvais entendre le mot résilience comme contenant le sens des mots, phonétiquement similaires, de résistance et résigné… Comme je pouvais me tromper ! Et l’erreur a du bon sur notre chemin, le tout est d’avoir le courage et l’honnêteté un jour ou l’autre, de s’atteler à reprogrammer tout ceci, dans notre inconscient et dans les différentes sphères de notre vie.

Le chêne ou le roseau. Le chêne a de grands enseignement à nous apporter, il connaît les murmures lointains de nos ancêtres, il nous transmet les oraisons de Gaïa sur lesquelles nous pouvons nous ancrer et nous appuyer. Or, il s’agit aussi pour chacun de nous de vivre notre vie comme nous le souhaitons, de comprendre quelle vie créer à notre image.

Parce que nous avons une part divine en chacun de nous, et nous pouvons reprogrammer toute notre vie en seulement 7 jours de la semaine tel un véritable créateur. Et les poids du passé, celui de ce que l’on nous a inculqué, celui de notre héritage familial et karmique devient une leçon.

Comme une page d’un livre, papier extrait de l’arbre sur lequel l’encre de notre histoire aura séché, qui deviendrait un tremplin à notre élan de vie, à notre force de souplesse, de résilience.
Et d’adaptation. 
Adaptation.

Non pas à un monde qui nous demanderait d’être telle ou telle personne, ou de faire telle ou telle chose d’une certaine façon. Ainsi, le roseau nous invite à nous adapter à nous-mêmes, à toutes les parts qui nous constituent à écouter le doux vent messager de notre sagesse supérieure, de notre âme.

Devenir ce roseau, c’est s’octroyer la souplesse, l’honnêteté envers soi-même, s’apporter la douceur et porter et reconnaître en soi ce potentiel symphonique unique que nous sommes venus partager avec le monde. C’est garder toujours un pieds dans ses eaux les plus profondes, ses émotions les plus cachées et inavouées pour danser au rythme des aléas du vent. C’est apporter le rose, tout l’Amour nécessaire à nos émotions, pour aller plus haut vers ses plus belles aspirations, et ce en toute liberté !

L’épanouissement personnel demande de faire un travail d’introspection, de renouer avec son féminin sacré, de retrouver cette femme sauvage (que nous soyons une femme ou un homme), celle qui sait, qui sait prendre la main de notre spontanéité et notre joie, légère, enfantine et solaire.

Mais l’éveil, l’éveil à soi, aux autres au monde, ne peut pas se faire dans la totale passivité. Il s’agit de se rendre réceptif oui, et comprendre les dialogues, les chemins qu’empruntent les différents archétypes intérieurs afin de faire appel à notre masculin divin pour créer, appliquer, actionner, frictionner et dénouer dans la matière, ce que nous aura dit notre intuition dans ces moments de réceptivité.

Il s’agit d’être, comprendre qui l’on est, laisser infuser tout cela dans notre être-thé, et créer un pont du futur à l’instant-thé, pour comprendre qui l’on veut devenir.

Faire.

Pénélope aura beau faire, défaire et refaire son ouvrage, en cherchant indéfiniment les messages des trois Moires tissant le maillage de notre Destin, elle ne pourra rien concrétiser sans le retour d’Ulysse dans notre royaume intérieur.

Nous ne pouvons rien changer dans notre vie sans la ruse et l’intelligence du masculin à construire notre souveraineté sur des bases solides.

Le pas-laid de notre conte de fée.

Faire, jouer, faire et défaire ce petit chantier de Lego. C’est renouer avec toutes nos voix intérieures pour qu’elles participent à la reconstruction des chemins, routes et autoroutes qu’empruntent les voies lumineuses de notre être. C’est éclairer chacune des connexions en vous, faire circuler l’énergie vitale le long de toutes les branches de votre intériorité, en couper certaines pour rééquilibrer, poser des tuteurs le temps nécessaire à laisser pousser, c’est creuser, nettoyer la terre, transplanter, bouturer, arroser d’eau ou apporter un peu de soleil à certaines parcelles, et décorer toute votre arborescence de guirlandes aux petites ampoules clignotantes.

Renaître à soi-même demande de la patience, un certain sens de la justice pour soi-même, c’est une tâche d’équilibriste qui devient à chaque pas de plus un jeu enfantin. Cela demande de réunir tout le monde autour de la table, tel un Arthur ambitieux, pour fédérer, pour éclairer, expanser tous ses rais de lumière venant du cœur.

Fais des ré.

La note ré étant reliée au chakra sacré, la porte vers la créativité, le plaisir, le désir d’exprimer notre Moi unique, notre personnalité.

Fédérer.

C’est faire ses gammes, s’exercer tous les jours et apprécier un peu plus à chaque pas le processus transformateur qui s’accomplit.

C’est prendre le temps de repos nécessaire, d’intégration par le corps de notre processus de guérison.

C’est faire confiance à nos alliés, visibles et invisibles, à la Vie qui ne nous veut que du bien.

C’est comprendre que de nombreuses choses nous sont octroyées par droit de naissance.

C’est comprendre que seul nous, pouvons décider de là où nous voulons focaliser notre Magie, notre énergie.

Renaître à soi-même c’est se créer, d’abord en toute sécurité en secret, puis à la vue de tous, rayonner dans toute sa splendeur, dans toute sa perfection et ses imperfections…

Connaît-toi toi-même. La co-naissance, c’est se connaître soi-même, se faire confiance dans le processus, c’est reprendre son pouvoir et savoir que seul nous, pouvons nous concevoir à notre image.

Aide-toi et le Ciel t’aidera. Et c’est alors, comprendre ensuite que l’Univers nous apporte l’énergie similaire à ce que nous commençons à devenir, pour notre plus grand bonheur.

La co-naissance, c’est faire le premier pas vers soi, là dans le présent, et recevoir les miracles de la Vie, qui conspire à nous soutenir dans la conception de notre canopée.

Noëllie pour Les Arborescences de Pan