Noëllie Poulain
01/11/23
#12 Reconsidérations Podcasts
Aujourd’hui je voudrais me pencher sur un thème qui me paraît si vaste que j’ai repoussé à maintes reprises le moment d’en parler… Et en fait, je vais m’exprimer de façon totalement intuitive sur cette thématique, et ce ne sera pas le seul article à ce sujet.
Sans retarder de plus l’évocation de ce sujet, aujourd’hui j’aimerais parler de l’hypersensibilité. C’est un sujet qui me touche, déjà très profondément dans mon parcours de vie personnelle, et qui me touche aussi en tant que coach holistique, médium et cartomancienne, et finalement dans tous les domaines de ma vie. Et forcément, ce que tu es ameneé.e à traverser, tu es amené.e à le conscientiser pour toi-même et ensuite à le partager. Je trouve…
Alors je vais utiliser le terme d’hypersensibilité, même si après mûres réflexions, et non pas que mentales, après avoir alchimisé beaucoup d’informations à ce sujet. Aujourd’hui je trouve que le terme d’hypersensibilité sonne un petit peu faux. Mais tout dépend de comment tu utilises les termes, quelle vibration tu mets dedans, et je continue de travailler justement sur ce terme d’hypersensibilité.
Aujourd’hui il est vrai que “hypersensibilité” peut faire sonner dans la structure informationnelle de certains et certaines, comme “hyper”, trop, trop sensible. “Hyper” sonne aussi pour moi comme “il perd”, de par ta sensibilité, tu perds ton alignement. Oui ça peut être une vérité inclue dans ce genre de profil. Pour moi, chaque profil atypique, chaque hypersensible a ses particularités. En outre, même si je vais continuer d’utiliser ce terme d’hypersensibilité, j’ai envie de dire que ce genre de profils, ce sont des profils de personnes qui se reconnectent à la sensibilité. Tout simplement… Parce que, dans un certain sens, on peut se rendre compte que dans ce monde on s’est quelque peu déconnecté.es de notre sensibilité, de tout le monde du sensible, qui n’est pas que de l’ordre de l’invisible mais aussi qui peut nous reconnecter à la vie, au règne animal, végétal, minéral, à la Vie ici sur Terre. à nos corps, également, puisque que les hypersensibles sont très sujets à la réception des message que leur transmettent leurs corps, que leurs âmes et leurs émotions leur transmettent au travers des ressentis du corps.
Je continuerai d’utiliser le terme d’hypersensible ici parce qu’on s’entend… Mais en fait tout simplement, m’hypersensibilité c’est une reconnexion au sensible. Et il n’y a pas de trop sensible.
L’hypersensibilité peut avoir ses inconvénients comme ses avantages et vertus comme pour tout dans la vie ici sur Terre. Dans les côtés peut-être difficiles, sombres à vivre de l’hypersensibilité, c’est justement cette porosité aux énergies des autres. Avec une hyper-connectivité - j’utilise encore le mot “hyper” - avec une connectivité accrue, avec des grandes crues, entre les système nerveux. Entre ton système nerveux, si tu es hypersensible et le système nerveux des autres. Une hyper-connectivité aussi à l’inconscient collectif. Une hyper-empathie, une hyper-intuition… Et tu peux te retrouver dans cette idée de hyper- il perd- en perte d’alignement, tu peux complètement fusionner avec les énergies et émotions des autres comme étant les tiennes. Pour moi, comme je le vois dans mon parcours de vie, le but d’un parcours d’hypersensible c’est d’apprendre la compassion. D’apprendre à passer de l’empathie, donc dans le fait d’être complètement immergé.e dans les crues, dans la connectivité accrue aux énergies des autres, et la compassion. Compassion, qui signifie devenir et d’être un canal, et de continuer certes, d’être en capacité de connecter avec ce que se cachent parfois les autres. Dans le sens les émotions, les croyances limitantes que se cachent parfois les autres. Toute cette sensibilité qui reste dans l’ombre chez certaines personnes autour de toi. La compassion c’est donc continuer de ressentir tout ça, mais de ne plus le cristalliser en soi, donc de ne plus s’y identifier.
Pourquoi à notre époque est-ce qu’on reconnaît de plus en plus qu’il y a des profils atypiques, comme on dit. Il n’y a pas que l’hypersensibilité, il y a d’autres cases aussi, qui sont utilisées, et ça j’y reviendrai dans un autre article et ce ne sera pas le sujet ici et il y a énormément de personnes qui ont travaillé sur ce sujet déjà et auprès desquels tu peux aller puiser des ressources, moi je viens juste exprimer ma petite graine d’expérience… Pourquoi on reconnaît et on est en capacité, petit à petit, à mon sens, d’apprendre comment accompagner ces profils atypiques et pourquoi ça émerge maintenant, et bien, parce que ça nous permet tous et toutes, que l’on soit hypersensible ou pas, de reconnecter avec nos rôles de canal des énergies de guérison. Les rôles qu’ont décidé de plus en plus, nos âmes de jouer de reconnecter et faire descendre sur Terre les énergies de guérison. Parce que quand tu es hypersensible, un jour ou l’autre, tu es amené.e à apprendre à te nettoyer des énergies des autres. Alors, énergie, pour ceux qui ne l’entendent pas tout à fait comme je l’entends, “énergie” ça inclut les émotions. En fait, les énergies ce sont toutes les informations qui remplissent le vide, qui finalement n’est pas vide. Bon, mais si tu en doutes, ça n’est pas ici qu’on débattra sur le sujet. Donc dans le terme d’énergie, j’entends tout ce qui est information qui est en mouvement. donc ça inclue de nombreuses choses et notamment les émotions. Quand on est hypersensible, on est connecté et on ressent les énergies des autres. Les émotions, les pensées, les formes-pensées, etc. Et donc, un jour ou l’autre, on est amené.es à apprendre une ou l’autre recette pour se nettoyer et pour se retrouver soi. C’est donc reconnecter avec son pouvoir de guérison… Car quand on est guérisseur.se, chaman.e, quand on est thérapeute, énergéticien.ne, magnétiseur.se, accompagnant.e, quand on vient conscientiser, poser de la conscience et de la pratique sur ses capacités que nous avons tous et toutes, on apprend à justement à avoir une hygiène de vie où on est en capacité de se laisser traverser par tout un tas d’informations, de les conscientiser de plus en plus, et de les alchimiser et de le rendre tout de suite à la Terre, à l’Univers, à l’extérieur de soi pour le transmuter. Et puis, quand on est hypersensible, on est un jour ou l’autre reconnecté.e à ce pouvoir de guérison justement, pour soi et pour les autres, parce qu’on est encore plus connecté.es à ces capacités d’empathie et puis ensuite de compassion, c’est-à-dire qu’on est en capacité de ressentir ce que traverse l’autre et donc dans cette capacité d’écoute, de partage, d’accompagnement de l’autre… Que tu en fasses ton métier ou pas, bien sûr. Ça peut se faire dans le noyau familial, avec quelques personnes avec qui tu as des relations plus ou moins intimes mais où il y a une connexion profonde. Donc, un parcours d’hypersensible, c’est pour moi, un parcours d’alchimie, avant toute chose. C’est un parcours où tout est accru, extrême dans ce que tu traverses, dans ce que tu ressens du monde. Et pour moi, un jour ou l’autre nos âmes seront amenées à s’incarner dans des corps, et des structures énergétiques, des profils qu’on appelle atypiques, hypersensibles ou autres… Pour moi, ça fait partie de l’évolution…
Il y a une théorie, à laquelle j’adhère plutôt, qui est de dire qu’en partie il semblerait que l’hypersensibilité provienne d’un schéma disfonctionnel, d’un schéma de protection de réaction à des traumas. Je le rappelle un trauma ça n’est pas forcément d’avoir vécu dans son enfance ou à un moment quelconque de sa vie, des situations et des circonstances, dans les faits, d’absolument tragique, un trauma c’est un moment dans ta vie que tu n’as pas pu vivre jusqu’au bout. Où tu n’as pas pu te laisser vivre, traversé.e par, exprimé, expérimenté, une émotion jusqu’à son pic. Et jusqu’à ce que ton système nerveux se régule par la suite. Donc l’émotion est coupée en cours de route, donc elle est cristallisée à un endroit dans ton corps, et ton système nerveux sympathique est toujours enclenché, à chaque fois que quelque chose à l’extérieur ou en toi vient déclencher, re-déclencher cette même énergie, cette même émotion, ton corps qui est très intelligent et qui a emmagasiné cette même énergie à un endroit pour remonter à la surface et pour être enfin traitée, c’est-à-dire enfin exprimée jusqu’au pic de l’émotion - le corps est très intelligent parce qu’il va garder cette information quelque part, jusqu’au moment où tu ouvres un espace d’attention, et d’écoute, et de soutien pour te laisser exprimer cette émotion jusqu’au bout. Donc, il peut y avoir un premier trauma, puis un second, puis des situations récurrentes, avec la même émotion, la même énergie qui est déclenchée à nouveau, et venir se cristalliser à nouveau et s’emmagasiner au même endroit dans le corps jusqu’à ce que tu te laisses un jour exprimer cette émotion jusqu’au bout et que tu laisses ton système nerveux sympathique exprimer ces peurs, ces sensations de danger, ces réactions, jusqu’à ce qu’ensuite le vide est fait, une fois que cette énergie-émotion est exprimée, ensuite ton système nerveux se met en mode parasympathique, donc en mode “je me régénère”. Donc, l’hypersensibilité dans son côté difficile, inconfortable à vivre, c’est effectivement que ces traumas sont constamment réveillés, ton système nerveux est constamment en mode sympathique, donc en mode stress, et donc en mode alerte. Et ce mode alerte te maintient dans une porosité telle que tous les événements extérieurs, que ce soit des sons, des odeurs, des déclencheurs de certaines de tes blessures, de certaines de tes peurs, que ce soit des sensations physiques, etc, tout ce qui va réveiller tes sens, et réveiller ton système nerveux sympathique en mode danger, alerte, et bien, forcément tu es à fleur de peau, en fait constamment. C’est ça l’hypersensibilité, c’est que tu es à l’écoute de tout, tout ce qui stimule tes sens, tes émotions et tes ressentis… Donc, dans le bon côté des choses c’est que ça te permet d’être complètement en connexion avec tout ce qui ce qui t’entoure, mais tout dépend de ce qui t’entoure aussi bien sûr, et ça te permet d’avoir un regard peut-être différent sur le monde, parce que tu n’as pas d’autre choix quand tu es hypersensible d’aller écouter, un minimum, toutes tes sensations par rapport au monde extérieur et intérieur. Je reviens sur cette théorie que l’hypersensibilité découlerait de traumas, en partie, ça me paraît juste de dire ça, mais une fois que ces traumas sont traités, c’est-à-dire que ces émotions sont exprimées jusqu’au bout et que tu peux retourner dans l’état du système nerveux parasympathique, dans le fait de te régénérer, d’être au repos, dans la relaxation, d’être dans la vacuité, aussi, ça veut pas dire tout ça que ton hypersensibilité va disparaître. Mais par contre, elle deviendra un socle, un moyen d’expression pour peut-être amener les autres à écouter leur sensibilité, et c’est là le principe d’être canal de guérison, et que ces autres soient hypersensibles ou pas justement… Donc ça te permet peut-être de communiquer toute la poésie que tu as pu vivre, et parfois au détriment de ton équilibre nerveux… Partager toute cette poésie que tu as pu boire du monde et de la vie…
C’est en fait, peut-être qu’un jour ce sera différent, mais encore aujourd’hui, tout parcours de vie t’amène à réveiller, à révéler de par les événements que tu vis, de par le contexte dans lequel tu nais, à réveiller ce qui est de l’ordre des traumas et des blessures. Mais ces traumas et blessures ne sont pas déclenchés, et leur source ne provient pas que depuis l’enfance. En fait, ces traumas qui sont déclenchés depuis l’enfance, sont des rappels du programme que ton âme a choisi de venir transcender. Donc des rappels de traumas bien antérieurs, et qui proviennent du transgénérationnel, donc qui peuvent appartenir à tes ancêtres, de traumas qui peuvent être communs dans l’inconscient collectif, et des traumas qui appartiennent au parcours de ton âme, donc dans des vies antérieures - et même au-delà du temps et de l’espace, qui proviennent des vies que ton âme vit en même temps que celle-ci. Il est vrai qu’encore aujourd’hui, on ne peut pas espérer éviter un parcours où nos blessures, où on traverse certaines souffrances pour ensuite les transcender et transmuter - alors je sais ce sont des bien grands mots, qui ne veulent pas dire grand chose par rapport à ce que tu peux en vivre, mais je ne vais pas m’attarder dans la description de ce processus parce que ça appartient au parcours de chacun et chacune que de l’expérimenter et de le découvrir - donc , pour moi, l’hypersensibilité c’est vraiment come une formation en accéléré, une formation intensive d’un parcours d’âme, de transmutation, d’alchimie…
Il me paraît important, de ne pas forcément chercher à se faire diagnostiquer, de savoir à quelle case tu appartiens, puisque comme je le disais au début, en tout cas c’est comme ça que je préfère évoquer et ressentir, vivre les choses, pour moi nous sommes tous hypersensibles. Parce que nous sommes tous sensibles. Et nous sommes tous amenés à nous rouvrir. Et je l’espère pour tous et je le souhaite à tous et toutes ici sur Terre. Nous avons besoin de nous rouvrir au sensible… Nous avons besoin de nous retourner à l’intérieur de nous-mêmes pour comprendre que certes, la tête, le pragmatisme pourraient guider nos vies, et c’est ok comme ça. Mais il y a tellement plus… Tellement plus profond, tellement de connexion, tellement plus d’amour pour tous et toutes, à s’ouvrir à sa sensibilité. Et aussi à apprendre à l’accueillir, à la recevoir et à la soutenir, surtout. Et c’est ça que le parcours d’hypersensible t’apprend à mettre en place, parce que quand tu es hypersensible, tu ne peux pas contrôler, tu n’as aucune main mise sur tout ce qui se joue en toi, tout ce qui s’exprime. Tu n’as pas d’autre choix que d’avancer avec, que d’avancer vers cette sensibilité, que de la comprendre, que de venir la soutenir, que d’apprendre à l’apaiser. Tu n’as pas d’autre choix… Et ça n’est pas, bien au contraire, ça n’est pas de l’ordre de la fatalité. Ça n’est pas une maladie… Parce que j’utilisais le mot de guérison. Mais l’opposé de la guérison, ça n’est pas la maladie… Ce qu’il y a en face de la guérison, c’est ton toi du passé et ton toi du présent qui va vers une évolution…
Donc, l’hypersensibilité ça n’est pas une maladie, c’est pour ça que ça me dérange un petit peu de parler de diagnostic - même si bon, on s’entend, ça n’est qu’un mot et il peut contenir d’autres significations - mais pour “le commun des mortels”, ceux qui ne connaissent pas ce qu’est l’hypersensibilité, qui ne la vivent pas, quand on parle de se faire diagnostiquer comme hypersensible, ou HP, ou TDAH, ou je ne sais quoi, et bien tout de suite ça devient comme quelque chose de l’ordre d’une lacune, d’un handicap. Mais encore une fois, je vais paraître un peu bousculant pour certains et certaines en disant ça, mais le handicap c’est de ne pas accepter sa sensibilité ! Et je suis désolée de le dire comme ça mais là j’ai besoin de l’exprimer de façon aussi crue, nous sommes des êtres complètement handicapés parce que nous nous sommes complètement déconnectés de notre essence, de notre nature… Si tu te connectes un minimum à la possibilité, si ça n’est pas encore intégré pour toi, cette possibilité que nos âmes vivent dans d’autres dimensions que celle terrestre, tu te rendras vite compte, de façon consciente ou inconsciente, que ces autres moment que vit ton âme, ces autres paysages qu’elle traverse au-delà de l’incarnation, ce sont des endroits où l’âme est hyper-connectée, hypersensible, où elle fait partie de l’autre, elle fait partie du grand tout. Elle est sans limites !
Donc se reconnecter à son hypersensibilité, venir la soutenir, c’est venir soutenir son âme et venir se soutenir pour se reconnecter, à la mesure dont on a besoin ici sur Terre, à cette dimension illimitée !
Je t’invite, si tu penses être hypersensible, ou si tu t’es déjà fait.e diagnostiqué.e, je t’invite vraiment à éviter, ou plutôt à voir pourquoi est-ce que tu ressens ton hypersensibilité comme étant une lacune ou un handicap… Et à voir ce que cela montre, et quelle force derrière, ça cache… Parce que l’hypersensibilité, à un endroit de ton parcours d’hypersensible, ça peut paraître paradoxal mais ce qui apparaît c’est le repos, le repos de l’âme, déjà, encore dans cette incarnation humaine…
C’est ce côté léger, ce côté je ressens tout et je choisis. Je choisis de suivre ce qui a stimulé tel sens, et je choisis d’aller profondément regarder à l’intérieur. Et je choisis aussi parfois, d’aller me laisser guider par l’arborescence de pensées que ça vient déclencher. Et je sais, et j’ai appris à soutenir tout ça, et à ne plus m’enfoncer dedans, à ne plus m’y identifier mais à simplement ma considérer comme un voyageur dans toute cette connectivité…
Et donc c’est comme une grande bibliothèque. Quand tu es hypersensible, tu te rends que même ici sur Terre, la bibliothèque de l’Univers t’est présentée là, accessible, à chaque instant, en toi et autour de toi. Et donc tu pourrais, comme quand tu irais dans une bibliothèque ou dans une librairie, tu choisirais de lire un livre ou l’autre… Alors certains et certaines ne savent pas choisir et se disent “ohlàlà, j’ai envie de lire tous les livres”. Mais au bout d‘un moment, tu apprends à reconnaître LE livre qu’il te faut à tel moment, l’information qu’il te faut à tel moment, et puis le reste tu le laisses passer devant l’écran de ta conscience. De tes consciences…
L’hypersensibilité c’est aussi cette capacité justement, dans le même exemple, de voir dans la bibliothèque du monde, LE livre qui pourrait peut-être épauler, accompagner une personne à côté de toi… D’ailleurs, quand on est hypersensible, on attire les personnes. Les gens viennent souvent à nous pour nous demander de l’aide, qu’ils en aient conscience ou pas et qu’on en ait soi-même conscience ou pas d’ailleurs. Sauf que c’est pas de l’aide que tu peux donner. Parce que donner de l’aide ce serait que tu vas dire à l’autre finalement comment toi tu as vécu les choses, et qu’il devrait faire la même chose… Suivre la même recette… Alors qu’au fur-et-à-mesure tu apprends toi, à t’accompagner, et donc tu apprends aux autres à s’accompagner eux-mêmes, en les accompagnant. En leur prêtant juste un livre de la bibliothèque. Mais pas en lui conseillant un livre que tu as lu toi et qui t’a aidé, mais un livre dont la personne a vraiment besoin, dont tu sens intuitivement, connecté.e, que c’est précisément ce livre-là qui va accompagner l’autre qui est venu te demander de l’aide.
Il y a aussi dans l’autre sens quand on est hypersensible, de rendre aux autres la responsabilité. Parce que de par nos blessures, de par parfois le manque de soutien, le manque d’attention, le manque de compréhension sur ce qu’on traverse en tant qu’hypersensible, il arrive un moment, ou à plusieurs reprises dans la vie d’un hypersensible, où on a besoin de rendre à tout le monde sa responsabilité. “Tiens moi j’ai ressenti telle et telle émotion, douleur, souffrance en toi, qui t’appartient, mais prends-en - prends-en de la graine, j’entends - prends en charge cette douleur-là. Moi je veux plus rien faire. Pour toi. Je veux plus ressentir ça. Fais quelque chose, rends-toi responsable. Sache que tu as un pouvoir de guérison aussi.” Et donc très souvent, ça peut être assez compliqué, parce que tout le monde n’est pas prêt à l’entendre. Tout le monde n’est pas prêt à intégrer, et toi-même peut-être que tu as mis du temps à intégrer le fait qu’on est tous en “possession” de ces énergies de guérison. À partir du moment où tu apprends à sortir du triangle de Karpman, où tu apprends à te responsabiliser, et Dieu sait que ça demande beaucoup de reconnexion à ses ressources intérieures pour se guérir soi-même. Je ne dis pas se “soigner”. Se nier. Je parle bien de gai-rire. Dans la joie, la légèreté de l’âme…
Et cette période, du coup, où tu veux rendre le pouvoir aux autres, elle peut parfois te donner l’impression que tu cherches, encore une fois consciemment ou inconsciemment, que tu cherches à donner de ton pouvoir aux autres, à demander de t’appuyer sur les autres, parce ce que pour toi c’est trop. Encore une fois, quand on est hypersensible on a tendance à se dire, même jusque dans les croyances et dans les pensées qu’on est trop ou pas assez, et donc il arrive souvent un moment où ce qu’on vit et ce qu’on ressent c’est trop. Trop pour soi, et ce serait trop pour les autres. Alors on ne sait pas quoi faire de ce fardeau… Et puis, encore une fois, c’est une étape qui fait partie du chemin vers l’apprentissage de l’Amour inconditionnel, au bout d’un moment on comprend que parce que ce n’est pas un fardeau, on n’a pas à le porter, on n’a pas à le faire porter à qui que ce soit… Et c’est un cadeau…
Mais c’est comme pour toute chose, il y a tout un cheminement qui est propre à chacun et chacune, tout un chemin, tout un parcours, tout un tas de libérations, de levées des voiles à traverser pour comprendre que ce fardeau est en fait un cadeau !
Et je vais m’arrêter là sur ce sujet. C’était un premier article sur l’hypersensibilité. J’aurais tellement d’autres choses à dire… Mais je te laisse avec ces premières reconsidérations, et je reviendrais dessus ultérieurement dans différents articles et je te remercie pour ta lecture, et je t’invite à me partager ce que tu ressens, ce que tu perçois de l’hypersensibilité ou de tout profil atypique. Je ne me suis pas effectivement attardée sur le fait de dire il y a tel et tel diagnostic, parce que pour moi ce sont plutôt des parcours individuels, avec des programmes individuels précis, originaux, uniques, donc que ce soit de l’hypersensibilité, du trouble de l’attention, de l’hyperactivité, visible ou invisible et ça je m’y attarderai aussi sur d’autres articles, que ce soit du haut-potentiel, du “surdouage”, du surdoué, etc. Ça ne sont que des cloisonnements, pour créer une palette. Et on en a besoin effectivement en tant qu’humain. Pour créer une palette, un prisme. Mais en fait, il y a un endroit quelque part dans l’Univers où toutes les couleurs sont de la lumière. Viennent de la même lumière. Si tu vois ce que je veux dire…
Je t’invite donc à me faire part de tes témoignages ou questions sur ce sujet, par mail ou ici en commentaire. Ça pourrait m’aider aussi à structurer mes prochains articles là-dessus.
Je t’invite pour conclure à faire un pas de plus vers la consécration de ta sensibilité, que tu sois hypersensible ou pas, que tu aies été diagnostiqué profil atypique ou pas… Parce qu’on peut passer, et on est voué.es, et on a décidé à un endroit, à un moment, de passer de cette sensation de fardeau, à cette sensation de cadeau…
Noëllie pour Les Arborescences de Pan